ALAIN BRODZKI

Peintre, sculpteur, Alain Brodzki est né le 28 janvier 1947 à Paris. Il étudie à l'école des Arts Appliqués à l'Industrie puis à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dans les ateliers de Bertholle, Étienne Martin, Roger Plin, Licata et Adam. Il participe à la création d'un groupe de peintres et sculpteurs nommé « l’École de Fontenay » que dirige Roger Plin et jacques Zwobada. Il travaille sur des chantiers monumentaux : mosaïques, décoration de châteaux. De1969 à1973 il est responsable de l’atelier municipal dessin et peinture de Créteil. Il est nommé au prix de la vocation. Il reçoit le premier prix de composition de dessin des peintres de Seine et Marne. Il expose à Marseille, Cannes,Nice, Cahors, Montauban, Paris, en Allemagne. Installé en Creuse depuis nombre d'années, il une figure artistique du Limousin, reçoit la médaille de bronze au Salon National de Saint-Sétiers. Il est l'un des artisans de l'AIAP depuis sa création.

Irène Morgadinho

« Je viens du dessin. La gravure est devenue mon chemin. J’ai commencé par la gravure sur CD et laserdisc. Mais au fur et à mesure, j’ai oublié la « matrice gravée » pour aller vers l’infini des possibilités offertes par l’impression proprement dite… Le travail d’encrage, les différents supports, les superpositions possibles… me poussent toujours à essayer « autre chose ». Le but de « reproduction pure » propre à la gravure m’intéresse assez peu. D’où l’importance des monotypes dans mon travail, qu’ils soient liés à une matrice gravée ou à de simples empreintes, comme ici, de feuillages… »

Née en France en 1968, Irène Morgadinho grandit entre deux cultures, française et portugaise. Suit des études supérieures à Rouen (diplôme de Sup de Co Rouen), parallèlement à une formation d’art dramatique (diplôme du Cours Florent) et d’arts plastiques (cours du soir des Beaux Arts de Rouen).

Vit et travaille en Creuse depuis 2006.

Richard Marcziniak

Richard Marcziniak est né en 1952, dans une cité minière de parents très modestes, - son père est mineur de fond, il décède alors qu'il n'a que 15 ans, sa mère fait des ménages pour subsister et l'aider à poursuivre ses études aux Beaux-arts de Douai puis à l'ENSBA de Paris.
En 1977, Jacques Lagrange, alors professeur aux Beaux-Arts l'invite à participer aux expositions «  La gravure : Initiation, Disciplines et Découvertes » et « Les manières de graver »
Il participe en 1994 à l'exposition « Des artistes,des mineurs » qui rassemble parmi les grands noms de la création contemporaine. Il réalise une première exposition personnelle en 1995 à Cracovie, en Pologne.
Les expositions collectives et personnelles se poursuivent en France, en Pologne, en Ukraine, en Slovaquie.
En 2008, il crée l'AIAP (Atelier International d'Artistes Plasticiens) et organise à travers l'Europe des rencontres artistiques.
En 2010, il reçoit le prix européen Léopold Sédar Senghor des arts. Il s'installe définitivement en Creuse en 2014, la galerie des marches à Aubusson l'invite à exposer avec Henri Cueco puis seul en 2016.
En 2019, il réalise deux expositions personnelles, l'une dans l'église de Saint-Quentin la Chabanne, l'autre à Méricourt dans le nord de la France.

France-Odile Perrin-Crinière

Dans le domaine de ses propres créations le point de départ de France-Odile est l'infiniment petit, de végétaux, d'insectes, de taches, qu'elle grandit pour qu'apparaissent des détails insoupçonnés, qu'elle reproduit en tapisserie et en tapis. Elle aime jouer avec la couleur comme un musicien peut jouer avec des notes pour créer sa musique. Les possibilités de la tapisserie, France-Odile les a mises au service d'autres artistes et artisans d'art. En collaborations ou créations. Avec Gérard et Jean-Michel Crinière, deux artistes plasticiens qui ont créé le concept « Granit-Tapisserie » une association entre la pierre et la tapisserie dont se charge France-Odile. Avec Jacques Pineau https://www.pineau-artverrier.com/ maître verrier elle crée des œuvres originales de petits formats en associant fusing et tapisserie. Avec Vincent Crinière designer ébéniste http://vincentcriniere.com Elle tisse et crée des modèles d' assises de fauteuils. Elle a aussi réalisé un triptyque textile avec Cécile Le Talec http://cecileletalec.com. En 2010, avec Martine Stamm (professionnel de la tapisserie depuis plus de 30 ans), elles créent en réunissant leurs expériences et leur savoir faire la SARL Atelier A². Leur savoir-faire, elles l’ont prouvés aussi en réalisant des commandes publiques dans son atelier pour la Cité Internationale de la tapisserie et de l’Art tissé https://www.cite-tapisserie.fr et le CNAP (Centre National des arts plastique) tel que : « Panoramique polyphonique » création de Cécile Le Talec, https://cecileletalec.com  « Bordure des bois » création de Diane De Bournazelle, http://www.dianedebournazel.org , « La famille dans la joyeuse verdure » de Léo Chiachio et Daniel Giannone http://www.chiachiogiannone.com, de School Galerie http://www.schoolgallery.fr « le Manteau » de Capucine Bonneterre https://www.capucinebonneterre.fr, « Bleue » de Marie Sirgue  https://www.mariesirgue.com,« Ghost Horseman of the Apocalypse in Cairo » de Clément Cogitore  https://clementcogitore.com « Salon Jaune » de Guillaume Pinard https://galerieannebarrault.com/exposition/guillaume-pinard-tomate, une tapisserie de Romane Opalka de 42 M² pour la cathédrale de Tulle 1998 et une tapisserie de Boetti pour l’université de Lyon, un tapis de Laurent Joubert. Et en tissant aussi des réalisations privés. En décembre 2012, elles obtiennent le label Entreprise du Patrimoine Vivant. En 2015 Martine prend sa retraite. 2019 labellisation IG (Identification Géographique). L’effectif de l’atelier est actuellement de trois personnes. Un fort besoin de transmission amène France-Odile à organiser des stages d’initiations, de perfectionnements et de découverte  ainsi que des classes artistiques sur le thème de la tapisserie. Elle devient centre de formation en 2001. Le GRETA lui demande en 2012 de devenir formatrice pour la formation professionnelle dans les locaux de la Cité internationale de la tapisserie et de l’art tissé. Elle travaille avec eux sur la création d’un BMA en 2016.

Pierre Marescau

Pierre Marescau est né en 1947 dans l’Oise. Son goût immodéré pour la peinture lui est venu lorsqu’en 1955 ses parents ont fait l’acquisition d’une maison habitée par un artiste peintre qui avait couvert les murs et les plafonds de ses oeuvres.

Après une formation à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués à l’Industrie de Paris où il reçoit le prix de peinture décerné par Jacques Haramburu, il mène une vie de « bohème » facile à l’époque avant de rentrer dans l’enseignement en 1973 et en ressort en 1977, trop épris de liberté par rapport aux contraintes de l’inspection académique.

Il exerce alors plusieurs activités dont celle de géomètre. En 1994, l’Etat lui achète un ouvrage monumental intitulé «  Alpha de l’espoir » constitué de 80 m2 de toile suspendue dans l’espace. En 2002, suite à un incendie de son atelier à Taverny, il doit renoncer à la sollicitation du galeriste Jean Fournier et repart sur de nouvelles bases en accentuant sa tendance vers l’abstraction et commence à pratiquer la gravure. Installé en Creuse depuis 2008, il rencontre le Maître Lissier Bernard Battu qui va le tisser à trois reprises. Sa démarche est basée sur l’improvisation qu’il pratique comme une méditation active ayant pour objectif d’allier action et réflexion dans un temps simultané. Il est actuellement représenté par la galerie Duchoze à Rouen.

Bernard Battu

Sorti major de sa promotion de l’Ecole Nationale Des Arts Décoratifs d’Aubusson en 1970, Bernard Battu travaille pour les grandes manufactures d’Aubusson, avant de créer son propre atelier en 1990.

Le diplôme et titre de maître artisan lissier lui est décerné en 2001 ; par la suite, il est nommé Chevalier des Arts et des Lettres, par le ministre de la culture Frédéric Mitterrand. En dehors de collaborations fructueuses avec des artistes, parmi lesquels Jacques Haramburu occupera une place centrale, Bernard Battu créera lui-même ses propres tapisseries, en n’hésitant pas à utiliser des matériaux novateurs (fibre optique, nickel…). Il aura tissé des signatures aussi prestigieuses que Braque, Klee, Calder, Motherwell, Kline, Hartung, Lichtenstein, De Kooning… et bien d’autres.

Il est hélas décédé en 2019, à l’âge de 66 ans.

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